1er MAI 2018

, par udfo53

200 manifestants se sont réunis à Laval pour ce 1er mai revendicatif, combatif à l’appel des organisations syndicales FO, CGT, FSU et Solidaires de la Mayenne

A 10h00, rassemblement place du jet d’eau à Laval puis manifestation jusqu’à la Préfecture où Sébastien Lardeux a pris la parole. Retrouvez ci-dessous le discours : Le Mardi 1er Mai, partout dans le monde, les travailleurs, les salariés, le retraités et privés d’emploi s’expriment, se mobilisent pour faire entendre leurs revendications, leurs exigences pour le progrès social, pour vivre dignement.

En France, depuis plusieurs semaines, avec détermination, de nombreux salariés du privé comme du public, retraités, privés d’emploi, étudiants se mobilisent pour refuser les politiques gouvernementales et patronales, et pour porter d’autres perspectives de progrès social.

Les cheminots participent très largement au mouvement de grève, ils manifestent contre la casse du service public ferroviaire et pour l’amélioration du service rendu aux usagers.

Les fonctionnaires, aussi s’expriment contre le projet du gouvernement, CAP 2022 avec sa suppression de 120 000 postes, l’abandon de missions de services publics…

Les salariés des EHPAD et des hôpitaux se mobilisent pour des conditions de travail et de prise en soins dignes.

Des milliers de jeunes sont, eux aussi mobilisés contre la sélection des bacheliers et réclament des moyens pour faire fonctionner les universités.

Les retraités se mobilisent largement pour leur pouvoir d’achat et contre la hausse de 1.7 % de la CSG.

Face aux mobilisations, le gouvernement répond avec mépris et refuse d’engager de véritables négociations.

Le gouvernement n’a qu’une seule logique : la logique ultra-libérale et donc qu’un seul objectif : la destruction des droits des salariés du privé comme du public et la « dé-protection ».

Le nouveau monde de Macron nous n’en voulons pas. Car son nouveau monde c’est la régression sociale. C’est l’individualisation, la fin de la solidarité, c’est la loi de la jungle.

Le gouvernement pour faire passer sa politique tente de déstabiliser, de diminuer le rôle et le pouvoir des syndicats. Il organise la fin du paritarisme pourtant créateur de droits et de protection pour les travailleurs. Le Medef et le gouvernement ne supportent pas les contre poids.

Les ordonnances travail sont une attaque sans précédent contre les droits des travailleurs, des syndicats et les représentants du personnel en fusionnant les instances, en limitant les mandats, en diminuant les heures de délégations, en mettant fin aux prérogatives des syndicats pour la négociation collective… L’objectif est de priver les salariés de moyens de résister. A ceux qui veulent attaquer le syndicalisme, nous leur disons qu’ils n’y arriveront pas.

Le 1er mai n’est pas comme on n’essaie de nous le faire croire, la fête du travail, le 1er mai c’est la journée de la solidarité et la journée des revendications de la classe ouvrière. Alors revendiquons.

-  REVENDIQUONS POUR la défense et le développement des services publics

Le gouvernement continue les attaques frontales contre la fonction publique, les services publics et ses agents. Il veut tailler en pièce le service public républicain garant de l’égalité entre les citoyens.

Nous refusons toute remise en cause du statut des agents. Au contraire exigeons :
- le maintien d’un service public de qualité avec la présence de fonctionnaires ou d’agents publics au plus près des usagers
- les moyens indispensables et nécessaires pour répondre aux missions de services publics garant de l’intérêt général.

Dès à présent, nous appelons l’ensemble de la population, des salariés, des retraités à la mobilisation du 22 Mai pour la défense du service public.

- REVENDIQUONS l’augmentation des salaires, des pensions, du pouvoir d’achat

Alors que Macron offre plus de 50 milliards aux 10 % les plus riches en réformant l’ISF, alors que les profits du CAC 40 ont explosé, que la fraude fiscale atteint des sommets … le gouvernement s’attaque au pouvoir d’achat de 90 % des français en baissant le budget de l’état, des collectivités territoriales et de la Sécu, en augmentant la CSG, le forfait hospitalier, en diminuant les APL, les remboursements des médicaments, en gelant le point d’indice des fonctionnaires. J’en passe et des meilleurs …

Dans notre pays (le 5ième le plus riche), la pauvreté et la précarité ne cessent de progresser. Nous ne pouvons l’accepter. La croissance ne doit pas bénéficier qu’au plus favorisés.

Oui à une juste répartition des richesses. Oui à l’augmentation du pouvoir d’achat. Et NON à la précarisation de l’emploi, la règle doit être le CDI dans le privé et l’emploi titulaire dans le public.

- REVENDIQUONS pour la défense des conventions collectives et des statuts et contre les ordonnances loi travail

93% des travailleurs sont couverts par une convention collective ou un statut. Et ça, le gouvernement veut le rayer d’un trait de plume pour créer plus de précarité et de flexibilité. C’est la course au moins disant social. Nous devons tous bénéficier d’un même code du travail, et des mêmes protections collectives. Continuons à exiger le retrait de la loi El Khomri et des ordonnances travail.

- REVENDIQUONS pour la défense de la protection sociale (sécurité sociale, retraites par répartition, assurance chômage et minima sociaux)

Notre modèle social basé sur la solidarité est en danger. La sécurité sociale est en danger. Le gouvernement veut transformer notre système de solidarité collective en système où règne l’individualisme. Nous devons le combattre. Notre système ce n’est pas de cotiser pour soi mais de cotiser pour tous.

Le gouvernement accélère la destruction des hôpitaux en continuant cette politique d’austérité. Alors que macron annonce dans une interview « qu’il il n’y aura pas d’économie sur les hôpitaux pendant son quinquennat », le budget de la sécu diminue de 4.5 milliards en 2018 dont 1.6 sur les hôpitaux et les tarifs à l’activité diminuent.

De qui se moque-t-il ?

Les hôpitaux sont étranglés, les EHPAD aussi. Le gouvernement ne propose qu’un pansement sur une jambe de bois.

La dernière réforme de gouvernement sur la formation est une régression. Les salariés se retrouveront seuls avec un petit pécule qui ne permettra pas d’obtenir de formations qualifiantes.

Contre le chômage, au lieu de s’attaquer aux causes générales économiques au chômage, le gouvernement impute aux chômeurs la responsabilité du fait qu’ils ne retrouvent pas du travail, en les sanctionnant. Le gouvernement s’attaque au 0.4 % de fraudeurs et laisse partir 80 milliards de fraude fiscale tous les ans. On cerne mal les priorités.

Nous devons aussi résister contre le projet de réforme des retraites qui mettra à mal la solidarité intergénérationnelle et les statuts en instituant la retraite par points. Nous défendrons nos régimes de retraites par répartition face à ce projet idéologique où il n’y aurait plus de durée de cotisation ou d’âge limite.

Notre modèle, nos anciens l’ont construit par l’action syndicale. L’ensemble des acquis ont vu le jour à la suite de luttes courageuses. Nous lutterons pour les maintenir et pour obtenir de nouveaux droits.

Devant toutes ces attaques, nous n’avons pas d’autre choix que de nous battre.

La régression sociale ne s’accompagne pas. La régression se combat tout le temps et partout.

En Mayenne et partout en France, la mobilisation du 1er MAI est une nouvelle étape pour exiger la satisfaction des revendications.

RESISTONS.

EXIGEONS le progrès social pour l’ensemble des travailleurs.

Merci à tous.

Lu pour vous dans la presse :

http://www.lecourrierdelamayenne.fr/actualite-25979-200-manifestants-a-laval-pour-le-1er-mai.html

Ensuite, les militants FO se sont réunis à 11h00 pour un moment de convivialité.